Resident Evil: Survival Instincts
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2020, après la grande guerre d'Umbrella Corporation, contre le monde entier... Un Empire sera crée par la nouvelle présidente, Alma. Celle aura très vite fait de transformer le monde en un lieu de terreur et de sang. Quelques mois plus tard, elle finira par être tué, alors qu'à l'intérieur des rang de l'Empire une rébellion démarrera. Umbrella Corporation refera surface en héritant de ce que Alma aura laisser pour finir par prendre la tête du monde. Peut de personnes sont au courant, mais pas mal de questions se pose. Que va-t-il donc se passer maintenant ? Et qui est le nouveau chef de l'Umbrella Corporation ?
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Sacrifice. [RP SOLO]
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 :: It's time to role play! :: Zone impérial :: Styx
MessageSujet: Sacrifice. [RP SOLO] Dim 6 Déc - 15:33

Sacrifice.
Partie 1



Son corps frémit, sa paupière papillonnait, son esprit quelques peu embrumé reprenait conscience. Il ne sentait plus rien ou peut-être si, un atroce mal de tête, tout avait l’air de tourner autour de lui, son œil n’arrivait pas à faire la mise au point, comme si le paysage se dédoublait.
Il ne savait plus vraiment où il était ni ce qu’il faisait tout en est-il qu’il y avait un désagréable goût métallique dans sa bouche. Ventre à terre, il avait une désagréable sensation de tremper dans quelque chose, ses vêtements étaient mouillés. Cependant, il remarqua quelque chose… il ne baignait pas dans de l’eau, mais dans son propre sang. Il reprit soudainement conscience, presque affolé.

Le russe tenta alors de bouger, de se relever, de quitter cet enfer. Mais à peine fut il bougé d’un millimètre, qu’une violente douleur le frappa. Le broyant littéralement en deux. Il hurla. Un hurlement à s’en déchirer les poumons. Il n’avait alors jamais ressentit une pareille souffrance et ceux dans toutes sa carrière de militaire. Son épaule gauche lui faisait souffrir le martyr alors qu’il tentait de se relever tant bien que mal. Mais quelque chose n’allait pas, c’est comme s’il… était retenu, attaché.
Son œil parcourra les environs. Il semblait être dans ce qui était un bus renversé, les morceaux de verre jonchaient le sol. Se plantant sans ses jambes, ses bras, sons torse. Il n’avait pas été épargné. Pour tout dire, il ne l’avait même pas remarqué. Son cerveau était trop focalisé sur son épaule.

C’est alors que tout lui revint, comme dans un flash. Oui ! Il était à Moscou, il devait effectuer sa mission, anéantir les locaux d’Umbrella, tuer leurs agents. Et sauver ses parents. Mais… Le bus. Le bus. Le bus. Le bus.
Il serra les dents, se revoyait entrain de bondir devant sa trajectoire, poussant son cousin, lui criant de vivre. Alexsei… s’en était-il sortit ? Tout lui revenait en mémoire, ils étaient poursuivis par un énorme monstre. S’il était encore en vie, cela voulait dire qu’il avait dû suivre son cousin. Non… Alexsei ne pouvait mourir ainsi, c’était un Mechtcherski, un vrai. Il y arrivera coute que coute.
Alors qu’il se redressa, pour être à genoux, le mercenaire posa sa main droite sur son épaule gauche. La douleur déformait les traits de son visage. Les battements de son cœur s’accélérèrent. Il n’osait pas voir dans quel état était son corps, mais il le devait. Son œil gauche condamné l’obligeait à tourner complètement la tête. Et c’est ce qu’il fit, malgré ses courbatures.
Le russe ne pût contenir un hoquet de stupeur. Voilà pourquoi il était retenu. Voilà pourquoi cette flaque de sang. Son épaule était à moitié arrachée et il n’exagérait pas, son bras était tordu dans un sens qui n’était sans doute pas naturel et le pire, c’était qu’une barre en métal traversait de part en part son biceps. Pourtant… il ne sentait rien à part son épaule, ne devrait-il pourtant pas avoir mal à tout son bras ? Pas le temps de réfléchir, chaque secondes comptaient, il devait aller sauver ses parents. Sa mère devait certainement être en train de préparer des rations de survie et cuisiner toujours trois fois trop comme d’habitude. Et son père… se bouger de canapé pour une fois et aller barricader les portes. Oui, ils s’en sortiraient, ils étaient des Mechtcherski après tout… Il devait faire vite.
Prenant son courage à deux mains, le russe tenta d’enlever avec toute la force qu’il lui restait la barre, sans succès. Elle était trop ancrée dans le sol pour bouger. Il déglutit, il n’y avait plus qu’une solution. Il attrapa le reste de son bras et tira dessus. La tension dans son épaule le fit hurler une nouvelle fois. Perdu pour perdu, pas question de se couper le bras, il espérait toujours qu’un médecin puisse le réparer, qu’il soit abimé un peu plus ou un peu moins… tant pis.
C’est dans un atroce bruit de chair disloqué et de sang s’écrasant au sol qu’il réussit à se dégager de là. Il faillit en gerber. La douleur à moins que ce ne soit la quantité de sang versée le rendait… faible, vacillant. Il avait froid. Ce fut avec l’énergie du désespoir qu’il se releva, titubant quelque peu. Se tenant fermement le bras, il fallait qu’il trouve de quoi arrêter cet écoulement. Plus de la moitié de son corps en était recouvert. Il s’appuya contre l’une des parois du bus, prit son couteau et tenta de se faire un bandage sommaire en découpant une partie de sa veste. Il en chiant pour faire le nœud à l’aide de sa seule main valide et de ses dents.

Le sang et tout le tapage qu’il avait fait aller certainement attirer les zombies. Pff. A quoi bon leurs résister ? Non, il ne devait pas se laisser abattre, il avait encore des gens à sauver ! Ses parents… son cousin qu’il n’allait certainement pas laisser dans la galère et… Ivan. Il s’interdisait de claquer avant de l’avoir retrouvé.
C’est ainsi motivé qu’il fit deux pas boiteux pour s’extirper du bus. Et tel ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit qu’il avait atterrit juste devant le laboratoire, sa ‘cible’. Après tout, ce n’était pas étonnant, il avait fait exprès de se dirigé dans cette direction accompagné de son cousin et de la rouquine.
Il serra les dents. Un conflit intérieur s’immisça en lui. Finir sa mission ? Ou secourir ses proches ? Il n’avait qu’à faire sauter ce bâtiment. C’est pour cela qu’il avait pris deux grenades avec lui avant de quitter l’armée. Umbrella ses enfoirés… il les détestait au plus haut point. Détruire l’un de leur laboratoire ce serait… une douce vengeance pour avoir mis à mal son pays. Et s’il y avait encore de leurs employés à l’intérieur, il se ferait une joie de mettre fin à leurs jours.
Ha ! Ses armes avaient dû voler lors de l’impact. Il ne lui restait plus que son couteau. Tant pis. Il allait bientôt crever de toute façon. Autant… autant servir son pays et… faire une bonne action. Prenant une longue inspiration, il baissa la tête et entama ce qui lui paraissait être une longue marche, au travers de la douleur et de sa haine.

Il finit par lever l’œil observant le bâtiment, quelques fenêtres explosées, mais le bâtiment, plus robuste que les constructions de l’air soviétique était toujours debout. La porte d’entrée avait été forcée. Quelqu’un était déjà passé par ici. Il s’y engouffra, se tenant pas les murs pour ne pas tomber, sa jambe gauche avaient certainement morflé tout comme son bras, encore heureux qu’il puisse marcher.
Des cadavres au sol… il serra son couteau de chasse soucieux que ceux-ci se relèvent, mais ils ne bougèrent pas. Tous achevés d’une balle dans la tête. Maintenant qu’il y pense, le type qui lui avait donné le contra avait stipulé qu’une autre personne était sur l’affaire. S’était-il fait devancé ? Non… le bâtiment était toujours debout et en bon état. La nature de cette intrusion était toute autre.
Nikolaï n’avait plus peur, il ne paniquait plus, son œil n’exprimaient plus rien si ce n’est la détermination d’un homme mort. Il se contentait d’ignorer la douleur, il n’avait plus rien à perdre. Il avait promis à son cousin de sauver son père si jamais il n’arrivait pas à survivre. Pff. C’est le contraire qui s’est passé, mais il le savait. Son cousin sauverait ses parents. Il comptait sur lui, il avait confiance en lui. La famille. La famille est tout.

Il remarqua alors des traces de pas, faite avec le sang des victimes. Il fronça les sourcils, c’était cet homme qui l’avait devancé. Le sang était encore frais il était donc probable qu’il soit toujours à l’intérieur du bâtiment. Le militaire les suivirent. Se fit violence afin de monter les escaliers. Son corps lui criait d’arrêter, marches après marches, ses jambes tremblaient, malgré le garrot, il laissait une trainée de sang derrière lui. Il ne montait presque qu’à la force de son bras agrippé contre la rambarde. Il arriva finalement devant la porte où les traces de pas s’arrêtaient. Il pouvait entendre, collé contre le mur le bruit de doigts tapants sur un clavier. ‘Il’ était là-dedans. Nikolaï prit une profonde goulée d’air, serra un peu plus le manche de son couteau et ouvrit à grand coup la porte.

Et là.

Son cœur rata un battement, les doigts de sa main droite se mirent à trembler lâchant immédiatement l’arme. Son œil s’écarquilla tandis que ses lèvres se mirent à murmurer un mot « -I-Ivan. » L’homme qu’il avait devant lui s’était retourné quand il avait ouvert la porte. Il l’aurait reconnu entre milles. Ses cheveux blonds, toujours bien coiffés, son petit sourcil entortillé qu’il aimait tant raillé, son bouc taillé à la perfection. Et même s’il ne portait pas son costard, il pouvait reconnaître la fine musculature de son homme.

« -Ah. Nikolaï. »


Ledis Nikolaï n’attendit pas une seconde de plus. Il se précipita vers lui oubliant la douleur comme si elle n’avait jamais existé. Il tendit un bras, l’autre ne lui répondait plus et finit par enserrer d’une puissante étreinte celui qu’il avait tant cherché. Son visage alla se perdre dans son cou, c’était bien lui. Il était réel, il sentait la chaleur de son corps, le fin mélange d’eau de Cologne et de tabac qui le rendait si fou. « -Je t’ai tant cherché ! Je pensais que… que tu étais mort ! » Il se décolla de lui, passant ses doigts le long de son visage comme s’il vérifié une nouvelle fois qu’il était réel. Puis… son poing se serra et il lui foutu une de ses droites, le blond ne s’y attendait pas. Clairement pas. La clope qu’il avait au bec roula contre le sol.

« -IDIOT ! COMMENT AS-TU PU DISPARAITRE AINSI ?! SANS M’ENVOYER UN SEUL MESSAGE ? SANS LAISSER AUCUN MOT ?! JE ME SUIS FAIT UN SANG D’ENCRE PAS POSSIBLE ! Et tes parents… ta sœur… tout ça n’a plus d’importance. Je t’aime putain. »


Nikolaï ne lui laissa alors pas de répit et fondit sur lui. Bordel, était au bord de verser des larmes. Mais il se reteint. Ca faisait bien… un peu moins d’une dizaine d’années qu’il n’avait pas pleuré ? Ce n’est pas digne d’un Mechtcherski. Le militaire passa sa main derrière la nuque de son tendre et chère puis déposa ses lèvres sur les siennes.
Mais quelque chose clochait. Le blond était resté stoïque, telle une statue, n’avait prononcé un seul mot et pire encore il n’exprimait ni joie ni une quelconque émotion. Nikolaï mettait ça sous le coup du choc, de la surprise, il se foutait de la raison pour laquelle il avait trouvé Ivan à cet endroit précis, il se foutait qu’il réponde ou non à son baisé, il se foutait de tout. Il était là, dans ses bras, vivant, c’était tout ce qui comptait pour lui.

Nikolaï se figea, presque horrifié lorsqu’il sentit une profonde aiguille, froide comme la mort, s’enfoncer dans son flan. Une main le poussa en arrière, il recula d’un pas se décollant ainsi du blond et baissa son œil, vers son ventre, il retira la seringue, vide, encore planté dans sa chair. Il leva le regard vers lui, un air perdu au visage. Il se sentait… bizarre. « -C’est quoi ça ? C’est quoi ça ?!! » L’adrénaline, une peur soudaine suivit d’une incompréhension totale prit possession de lui, il attrapa par le col Ivan avant de le secouer, le faisant buter contre le bureau devant lequel ils étaient, quelque chose se brisa au sol. Mais sa tête commença alors à tourner, c’est comme s’il… comme s’il s’asphyxiait, sa main attrapa sa poitrine, ses genoux se dérobèrent sous lui, il tomba à la renverse, dos contre le sol. Il ne pouvait plus se mouvoir, il avait juste… son œil rivé sur son amant.

Les traits du visage d’Ivan se transformèrent, il vu alors une expression qu’il n’avait jamais vu alors de sa part. Un mélange de ce qui semblait être la déception et le dégout. Le blond jeta un œil vers la chose qui s’était brisé alors au sol.
Il put enfin entendre sa voix, depuis si longtemps.

« -Quel gâchis, heureusement qu’il m’en reste encore deux. Ce serait dommage laisser mourir ce parasite ainsi… »


Nikolaï ne comprenait rien à ses dires, il avait fait tout ce chemin. Affronté l’horreur de Saint-Petersbourg, s’être fait enlevé et avait atterrit sur une île recélant milles et une horreur. Il avait mis de côté sa carrière, trahit son pays, devenu déserteur juste pour lui. Juste pour le retrouver. Et voilà que la personne qu’il avait tant cherchée ne… ne portait pas la moindre attention sur lui. Il tenta de bouger, de se relever, il voulait lui crier de s’expliquer mais tout ce qu’il réussit à faire, c’était de balbuter son incompréhension.

« -P –p p—p –p t k-r –oi . . . »


Un sourire traversa le blond, il eut enfin un échange de regard.

« -Ne te fatigue pas, c’est un puissant tranquillisant qui devait être normalement utilisé contre une ABO en cas de problème. Mais, tu as un cœur de bœuf, je suis certain qu’il ne lâchera pas…. Oh, fait pas cette tête. Tu as toujours été un idiot Nikolaï, mais là, tu me surprends. J’avais pourtant tout mis en œuvre pour que tu ne viennes pas me chercher. Ranger mes affaires, plier baguage, coupé mon téléphone. J’aurais peut-être dû t’écrire un petit mot d’amour comme quoi je me barrais ? Tu crois vraiment qu’un homme qu’on aurait enlevé ou je ne sais quoi aurait pris soigneusement le temps de faire disparaitre toute trace de son existence ? Mais non… tss. Tu es borné comme d’habitude. »

« - E e é fa- mi- . . . »
« -Quoi ? Ma famille ? Ha ! Je savais qu’elle allait mourir, je ne l’ai ai pas prévenu pour Saint-Pétersbourg. Je ne souhaite pas que l’on me dérange dans mon projet ou d’être préoccuper par ce qui serait des sentiments… Oh, je t’ai aimé tu sais, mais c’était bien pratique lorsque tu t’absentais des mois durant sur le front. Je pouvais me consacrer entièrement dans mon travail. Pas de question, pas d’obligation. Pas d’enfant. Haha. Tu es si naïf Nikolaï. Je n’arrive toujours pas à croire que tu-… oh. Il a déjà perdu connaissance. »


Pas totalement, le russe était sur le point de lâcher prise, il n’arrivait plus à ressentir quoi que ce soit de cohérent, son bras, valide alla tout simplement attraper la cheville du blond. Il ne voulait pas qu’il parte, il ne mesurait peut-être pas encore toute la conséquence de ce que le blond avait dit, mais. Putain il avait tout laissé tomber pour lui. Tout devenait… progressivement… il n’entendait…
Ivan secoua son pied s’extirpant avec présence d’une étreinte quasi inexistante.

« -N’essai plus de me retrouver. J’espérais que tu crève sur cette île, mais, on ne se débarrasse pas si facilement d’un russe, hein ? Quoi. Tu croyais qu’un simple militaire comme toi avait été choisi au hasard pour être kidnappé ainsi ? Toutes les personnes là-bas avaient un lien de près ou de loin avec Neowolf. Que ce soit des concurrents et des… personnes gênantes. Alors, s’il-te-plait, ne me force pas à t’achever, je ne voudrais pas gaspiller une balle de plus. Ah, j’oubliais. Tss. Ca me ferait de la peine de laisser mourir une telle prouesse de la nature. Elle n’a plus longtemps à vivre… le liquide physiologique s’échappe. »


Le blond ramassa la chose qui était tombé plus tôt au sol. C’était quelque chose différent d’une seringue classique, le verre s’était brisé sous le choc et un liquide conservateur s’échappait de cette ‘fiole’. A l’intérieur ? Rien de plus qu’un œuf, un œuf de parasite. Las Plaguas ayant fait grand bruit en Espagne il a quelques années. Et ses parasites… étaient nécessaires pour les recherches d’Ivan. Mais cela, sera expliqué ailleurs.
L’œuf ne résisterait pas longtemps sans être dans le corps d’un hôte. Il ne pouvait plus être conservé, la température de la pièce n’était pas optimale. Heureusement. Il y avait un corps certes, mais en point, mais parfait pour la survie de cette petite chose. Ce ‘miracle’. Un sourire se dessina sur le visage du blond, un sourire, qu’il ne vit évidemment pas.

« -A un de ses jours, tronche de cactus. »


[…]

« -Ivan ! »


Le vert ouvrit brusquement son œil. Il fut aveuglé par la lumière blanche qui régnait dans la pièce. Gaucher de son état, il voulut ramener son bras devant ses yeux, mais sans succès. Il se contenta de tourner la tête fronçant les paupières le temps que sa vue s’habitue.
Tout ceci n’avait pas été un rêve… une mauvaise blague… un cauchemar. Il jeta un coup d’œil autours de lui. Il était dans un lit d’hôpital. Saint et sauf. Et pourtant. A l’intérieur de lui, tout n’était qu’éclats, douleur, tristesse. Oui, il avait vu Ivan, il le revoyait comme s’il l’avait toujours eut en face de lui. Ses mots, se perdaient dans son esprit, il ne savait pas à quel moment il avait réellement perdu connaissance, mais un mot se distinguait des autres. Un mot, Neowolf. Il passa une main sur son visage quelque chose n’arrêtait pas de couler de son œil droit, quelque chose que l’on appelait des larmes.
Il refusait d’y croire, aux paroles du blond. Il avait vécu dix années avec lui et il était mieux placé que quiconque pour savoir qu’il n’était pas comme ça. Jamais le blond n’aurait été une telle pourriture, jamais il ne l’aurait blessé, jamais il n’aurait… il attrapa le dogtag à son cou, le serrant de toute ses forces.

La pièce où il se trouvait était loin d’être privative. Il ne devait y avoir pas moins d’une dizaine de personnes entassé dans cette petite pièce. Tous blessés où en état de choc. Une jeune femme passait de lit en lit, notant des informations sur son calepin. Il tenta de se relever, mais son corps était à moitié engourdit. Son bras valide était relié par une perfusion. Il était très certainement shooté à la morphine, il pouvait également voir une poche de sang.
L’infirmière se pressa à son chevet. Il reporta son attention vers celle-ci. Autrefois, il aurait peut-être sourit à l’égard de cette belle jeune femme à lunette, mais désormais…

« -Oh, vous êtes réveillé. Vous allez bien ? Le choc a dû être rude. Mais ne vous inquiétez pas, une équipe du BSAA vous a récupéré vous êtes sauf. Une dose d’anti-viral vous a été administré par précaution, mais tous les test ont été passés, vous n’êtes pas infecté.

-M-on bras, je ne sens plus... mon bras.
-……………. Ecoutez, nous verrons cela plus tard avec le médecin… reposez-vous d’abords. D’accord ?

-Et mes parents ! Ils sont encore là-bas ! J’ai laissé mon cousin aussi !

-Je sais, je sais, mais l’hôpital est débordé, vous verrez cela avec les autorités nous ne sommes pas habilités à vous répondre. »


[…]


Quelques jours avaient passés, Nikolaï était toujours cloué à l’hôpital, ravagé. Il avait céder son lit à d’autre personne dans le besoin et ne pouvait de toute façons pas quitter son fauteuil roulant. L’une de ses jambes étaient prises dans un plâtre et il ne pouvait utiliser de béquille avec un bras… condamné. Et malgré toutes les supplications du militaire, le médecin avait été clair, les nefs avaient été sectionnés, les ligaments déchirés et les muscles arrachés. Il ne pourrait plus jamais retourner dans l’armée ni démarrer une carrière de mercenaire. Il ne serait juste… qu’un simple civil.
Il n’avait strictement aucune nouvelle de sa famille. Les autorités étaient débordées que ce soit entre les débordements du virus, le chaos total dans la population et l’exode massive hors de Moscou. Sans parler de l’armée qui n’aurait très certainement pas le loisir de s’occuper de son cas avant un moment…
Nikolaï n’avait esquissé la moindre émotion depuis qu’il s’était mis à pleurer, silencieusement. Il allait juste rentrer chez lui et…



© Moona Neko




Nikolaï boit de la vodka en #339966
And now ?:
 

BOUBOULE le Colmillos:
 


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MessageSujet: Re: Sacrifice. [RP SOLO] Dim 6 Déc - 18:30

Sacrifice.
Partie 2



Lorsqu’un homme est confronté à une perte, il vie ce que l’on appelle le deuil. Le deuil est une période plus ou moins longue pendant laquelle cet individu doit traverser 5 étapes.
Le déni et La dépression – La colère – Le marchandage – L’acceptation.

Le déni.

Deux jours. Deux jours qu’il était resté là, devant cette fenêtre. La fenêtre d’un appartement que trop bien familier. A Aleksandrovskaya. A peine était-il rentré chez lui, qu’il s’était posé sur cette chaise, il n’avait qu’un manteau d’hiver en plus de ses vêtements. Il n’avait pas changé ses bandages, il n’avait pas bu de vodka depuis, il ne s’était même plus nourrit.
Il avait par miracle réussit à contacté son père. Un miracle oui parmi les milliers de personnes qui ont tenté de le faire. Et alors qu’il avait décroché, tout ce qu’il entendu fut « -Ta mère est morte. » puis un silence radio. Il n’avait alors pas insisté. Son père devait lui aussi traverser un moment difficile.

Il glissa sa main dans sa poche, son œil était affublé de cernes monstrueuses, il n’avait presque pas dormit. Il déverrouilla l’engin. Appuya son front contre la vitre et parcourra son répertoire, jusqu’à s’arrêter sur un nom. Ivan. Son doigt caressa chacune des lettres tandis qu’il serra les dents. Il parcouru de nombreuses minutes l’historique de conversation, les photos… combien de fois avait-il fait ça depuis deux jours ? Il ne les comptait plus.
Il se revoyait pencher sur son téléphone, étant jeune à discuter de tout et de rien avec lui. Que faisait-il en ce moment ? Pensait-il à lui ? Travaillait-il sur son ‘projet’ si secret ? Ses lèvres tremblèrent lorsqu’il appuya sur l’icon pour taper un texte. Ce n’était pas non plus la première fois qu’il le faisait. Chacune des touches fut pressée soigneusement.

Je t’attends. Rentre à la maison.
Nikolaï.
Erreur. Le message n’a pas pu être envoyé correctement.


Tu me manque, j’espère que tu vas bien.
Nikolaï.
Erreur. Le message n’a pas pu être envoyé correctement.


Tu fais quoi ? Moi je broie du noir…
Nikolaï
Erreur. Le message n’a pas pu être envoyé correctement.

Aujourd’hui il pleut… j’ai appris que maman été morte.
Nikolaï.
Erreur. Le message n’a pas pu être envoyé correctement.


Je t’aime…
Nikolaï
Erreur. Le message n’a pas pu être envoyé correctement.


Qu’importe s’il ne les recevait pas. Qu’importe s’il ne les lisait même pas. Il s’en foutait. Plus rien ne comptait à présent. Il attendait juste son retour. Il refusait de le croire. Il ne pouvait pas partir comme ça, il ne pouvait pas l’abandonner ainsi.
Il rangea son téléphone lorsqu’une goutte de pluie s’abattit sur l’écran. Les fenêtres étaient pourtant fermé… il avait arrêté de pleuvoir depuis hier. Il se leva, il avait faim, mais il ne voulait rien avalé. Il avait soif, mais il ne voulait rien boire. Il ne pouvait pourtant pas se laisser mourir. Que dirait son père ? Pff, qu’il est un faible. Voilà qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même.
Il boita jusqu’au placard où toutes ses bouteilles de vodka étaient entreposés. Ouvrant lentement le volet. Lorsque son œil se posa dessus, aucune étincelle n’anima sa pupille. Il tendit son bras droit. Pathétique… il n’était devenu qu’un handicapé incapable de protégé qui que soit désormais. Il ne pourrait plus jamais rien faire de sa vie. Umbrella et Neowolf continuerait de faire ravage, le reste de sa famille finira par mourir, Ivan l’oubliera, mère Russie s’effondrera…
Il fit valser les bouteilles d’un grand coup, dans un grand fracas de vers brisé. Le précieux alcool imbiba la moquette.

La colère.

Il donna un grand coup dans les bouteilles restantes, le verre lui coupa la peau, l’alcool brûla sa chair, mais il s’en foutait. Il se dégouttait, le militaire qu’il était ne pouvait plus supporter l’incapable qu’il était devenu. La loque, l’estropié, l’inutile. Il prit une bouteille qu’il jeta contre la radio passant des chansons russes en fond. Celle-ci se fracassa au sol, mais la musique ne s’arrêta pas pour autant. Il hurla des insultes à en faire trembler l’immeuble.

Il mit son appartement sens dessus dessous, renversa le frigo dit valser tout ce qui se trouva sur le plan de travail. Nikolaï avait toujours eut le sang chaud, mais il était désormais une bête sauvage. Mais alors qu’il continuait son passage… un voisin finit par frapper à la porte soucieux de ce qu’il pouvait se passer. Quelque pas suffire au russe. Il enleva le verrou de la porte, il s’était carrément enfermé.

« -Ha Nikolaï, vous êtes rentrés ! C’est quoi tout ce vacarme ?! On s’entend même plus respirer en bas !!... attendez-vous saignez ?! Vous allez bien ? C’est tout ce bordel…. »


Nikolaï ne lui lança pas même un regard noir, il resta parfaitement immobile jusqu’à ce que…

« -Et votre colocataire n’est toujours pas rentré ? Vous devriez faire attention, c’est lui paye l’-  »


L’ex-militaire, désormais civil ne pût cette fois se retenir, il attrapa les vêtements du pauvre homme et le jeta contre le mur. Jamais ils n’auraient portés la main sur ses voisins, mais… s’en était trop. Il fallait qu’il passe toute cette colère sur quelqu’un. MAINTENANT. L’homme se releva à peine, choqué, déboussolé. Il lança un regard incertain vers le vert.

« -Mais… je ne vous ai rien fait ! Je vais appeler la police ! Je vous préviens ! Je-

-CET ENFOIRÉ N’EST PAS MON COLOCATAIRE ! C’EST MON HOMME ! JE SUIS GAY T’ES CONTENT ?! GAY ! ALORS BARRE-TOI AVANT QUE JE T’ENCULE ! »


Il ne fallut pas plus longtemps avant que l’homme parte en courant. Nikolaï ne prit même pas le temps de se désinfecté et quitta l’immeuble en trombe, traversant la neige sans même broncher pour se rentre au bar le plus proche. Il avait besoin de changer d’air… de se remettre les idées en place, de se calmer surtout. Il avait abusé. Et le pire, c’est qu’il avait enfin hurlé ce qu’il avait rêvé de dire. De toute façon, sa vie était déjà fichue. Alors hurler son attirance pour les hommes dans un pays aussi réfractaire et violent que le sien. Tant pis. Il tabassera toutes les personnes lui voulant du mal. Qui a finir en prison.

Il passa les jours suivants, non plusieurs semaines à écumer les bars finissant par se battre, s’endormir sur la voie publique. Finir en dégrisement. Puis, le coma éthylique et l’hôpital. Interdiction de boire de l’alcool pour une durée plus ou moins longue. Le russe ne voulait rien entendre, mais les médecins se firent fermes. Il avait un début de cirrhose du foie. S’il ne voulait pas mourir il devait arrêter.

Le marchandage.


Le voilà rentré chez lui après avoir été sevré de force. Deux bonnes nouvelles, il pouvait enfin marcher correctement et sa colère était passée. Il s’était excusé auprès de son voisin qui l’avait tout simplement envoyé chier ne voulant rien savoir. Tous l’immeuble devait le savoir maintenant… Pff. Il n’avait fait que des conneries depuis sa naissance de toute façon.
Le voilà assit à sa table. Rédigeant un message à l’adresse de son père. Il lui manquait, ils n’avaient plus parlés depuis et il ne répondait pas au téléphone. A côté de lui, une bouteille d’eau. Le russe s’était laissé persuader de ne plus boire de vodka… pendant un petit moment du moins. Le temps que son foie se remette de ses abus. Il avait décidé de prendre des nouvelles de sa famille, il appellerait on cousin après. Et… ses amis, ça fait si longtemps.
Oui, il était devenu un civil. Il ne pourrait peut-être plus faire grand-chose… il espérait donc se rattraper auprès de ses proches, pour… son comportement, ses erreurs. Il n’acceptait peut-être pas le fait d’être désormais dans cette impasse, mais… il se résignait plus qu’autre chose quand à sa condition.

Lorsqu’il se leva pour aller chercher de quoi bouffer, il renversa sa bouteille d’eau.

Mais quelque chose d’inattendu arriva.

Son premier réflexe fut de tendre la main pour la rattraper. Mais contre toute attente, ce ne fut pas son bras droit qui se mouva, mais son bras gauche ! Le russe lâcha immédiatement la bouteille, comme si elle était en train de le brûler et recula d’un pas tomba à la renverse à cause de sa chaise.
Comment cela était-il possible ?! Son bras était normalement condamné ! Il l’avait bien vu, il s’était amaigrit, les cicatrices ne trompaient pas. Et le voilà… le voilà comme avant… Le russe l’inspecta, le tourna dans un sens, puis dans l’autre, avec l’une de ces fascinations morbides que pouvait avoir certains scientifiques. Il plia son coude, le déplia, ses doigts un à un. Il… redécouvrait en quelque sorte une partie de son corps. Lui qui était gaucher, retrouver l’usage de son bras fut tout aussi… terrifiant que réjouissant. Ses cicatrices étaient toujours présentes, il tâta ses muscles de son autre main. Il semblait aussi gros qu’avant… peut-être un peu plus, mais… il pouvait le sentir ! Le toucher, il se pinça la peau, sourit lorsqu’il ressentit une faible douleur.

Mais cette joie fut de courte durée. Tout cela n’était pas normal. Tous les médecins qu’il avait vus lui avaient affirmé que son bras ne pourrait jamais être réparé. Et si… s’il était infecté par un virus ?! Non… il ne devait pas aller voir de médecin. Ce serait trop risqué. Il ne voulait pas mourir avant d’avoir revu Ivan. Et… s’il retrouve l’usage de son bras. Cela voudrait dire qu’il pourrait reprendre du service ?!
Dans tous les cas, il devait attendre de voir ce qu’il se passe. Et d’ici quelques jours… il prendra une décision.

[…]


Et ces jours passèrent, des jours pendant lequel, le russe resta chez lui à réfléchir. Sur le pourquoi du comment son bras, sur ce qu’il ferait maintenant qu’il pouvait de nouveau tenir une arme entre ses mains. Il fit une mise au point sur sa situation. Il n’avait plus vraiment pensé à contacté sa famille depuis. Il était comme… obnubilé par son bras et le fait d’être de nouveau quelqu’un de ‘valide’.
Mais, le fait qu’il avait retrouvé son bras n’était pas un cadeau du destin. Le revers insidieux de ce miracle allait bientôt faire surface.
Et ce fut lorsqu’il était dans salle de bain. Alors en train de se raser. Il fut pris soudain d’un spasme dans tout le corps et d’une désagréable sensation au niveau de son bras. Ce fut avec stupeur qu’il vu dans le reflet de son miroir une sorte de substance colorant en noir chaque veinules de son avant-bras, se propageant jusque dans l’épaule. Et… ce fut comme si le bras ne lui appartenait plus. Un genre de combat intérieur où il agrippa le rebord de son lavabo. Une douleur remonta jusque dans sa nuque, il crut voir son œil se teinte de pourpre alors qu’il tentait, dans un hoquet de reprendre le dessus. C’est presque comme si quelque chose tentait de prendre le contrôle de son corps. Il crut à un moment qu’il était réellement infecté d’un virus, il voulut crier, mais ses cris étaient systématiquement étouffés. Il finit par réussit à reprendre le contrôle en se plantant son propre rasoir dans le bras.

Il fut horrifié de voir quelque chose remuer sous sa peau. Comme un… parasite.

Ce fut la révélation. Il se rappela des mots d’Ivan concernant un certain parasite. Il courut jusque sa cuisine. Attrapa le premier couteau. Posa son bras dans levier. Déterminé.
Pas question de se faire dominer par une espèce de créature venue droit des laboratoires d’Umbrella ! Il prit un torchon, l’enfourna dans sa bouche et planta la lame dans son biceps pour lentement s’inciser la peau se retenant un cri. La créature, elle en revanche en émit un, un petit cri strident, ses veinules redevinrent noirs, le parasite tentait de se défendre. Il voulait vivre, tout simplement. Nikolaï lâcha le couteau. Sous la douleur, sous la culpabilité, il était pour le moins confus. Son sang et celui parasite suintait hors de la plaie. Son bras redevenu aussi mort qu’avant. Il tomba, inerte. Le russe fut alors prit de peur, il ne pouvait de nouveau plus bouger son bras gauche.
Et s’il avait tué le parasite ?! Non… c’était une bonne chose n’est-ce-pas ? Cette chose voulait le contrôler ! Cette chose… lui permettait de recouvrer l’usage de son bras… Cette chose… lui permettait de redevenir quelqu’un. De redevenir lui-même.
Et qui lui avait offert cette opportunité ? Ivan.

Il passa sa main sur son visage. Un énorme sourire étirait ses lèvres, il lâcha un petit rire.

L’acceptation


Les heures qui suivirent, firent particulièrement intense. La remise en question déjà entamé s’accéléra. Par DEUX fois, il avait compris que le BSAA ne servait à rien. Ils n’avaient même pas été au courant de l’existence de Neowolf. Ce n’était qu’un groupe de bon samaritain qui sauvait les gens. Ils n’endiguaient pas les méfaits d’Umbrella, ils étaient juste là pour limiter les dégâts au même titre que l’armée.
Mais maintenant… tout était différent… il n’avait plus à se reposer sur eux. Tant qu’il aurait le contrôle de lui-même, dans qu’il aurait le contrôle de ce bras. Il continuerait ses recherches, qu’importe sa famille, qu’importent ses collègues, qu’importent ses amis. Il a de toutes façons déjà mit ca de côté.

« -Ivan… je te retrouvais coute que coute. »


Un nouveau sourire parcouru son visage alors qu’il observait son bras, désormais dans la salle de bain. Il sentait sa sensibilité revenir petit à petit, le parasite n’était pas mort. Ce parasite était une chance, il ne la gaspillerait pas. C’était… c’était un cadeau d’Ivan, une intention qu’il lui portait. Ivan devait sûrement se faire des soucis pour lui… et si ce Neowolf l’empêchait de prendre tous contacte ? Si on lui avait ordonné d’agir comme ça ? Oui, c’était certainement ça… Ivan n’aurait jamais pu lui dire des atrocités pareilles ! Il fallait qu’il le sorte de là… coute que coute. Qui à vendre son âme au diable.
Nikolaï n’aimait pas l’idée d’être infecté par un parasite. Pas plus que de faire ce qu’il envisageait de faire. Mais. L’armée n’y pouvant rien, les gouvernements étant impuissant et le BSAA étant des incapables… il n’avait plus qu’une voie possible. Continuer en tant que mercenaire ne servirait à rien, il y perdrait un temps précieux sans garantit de trouver ce qu’il cherche.

On est jamais mieux renseigné sur quelqu’un qu’en étant son concurrent, la preuve que l’armée russe en sait beaucoup plus sur celle des américains et inversement que ce que l’on voudrait.
Il prit une grande inspiration. Il vendrait son âme au diable. A Umbrella qu’il déteste, il trahirait son pays une bonne fois pour toute. Pour recueillir des informations sur ce si mystérieux… NeoWolf.

[…]


Le lendemain, c’est de nouveau vêtu de son uniforme militaire qu’il se rendit au laboratoire le plus proche, après une recherche de toute une nuit sur internet. Un laboratoire censé appartenir à la firme au parapluie. Il se rendit au guichet. Lança un regard froid à la guichetière.

« -Je veux vous rejoindre.

-… hein ?

-Je veux rejoindre Umbrella. »


A suivre.




© Moona Neko




Nikolaï boit de la vodka en #339966
And now ?:
 

BOUBOULE le Colmillos:
 


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MessageSujet: Re: Sacrifice. [RP SOLO] Dim 27 Déc - 18:54

Sacrifice.
Partie 3



« -Je veux rejoindre Umbrella. »


La jeune femme le dévisagea. Il eut un long moment de silence pendant lequel, Nikolaï cru s’être adressé à la mauvaise personne. Mais il n’avait plus rien à perdre, Il releva la manche de sa veste et écrasa son bras gauche contre le comptoir. Le bras était parcouru de veinules noires, son biceps se soulevait à rythme régulier contre son gré. C’était comme si… quelque chose vivait à l’intérieur. Ca le tuait de l’avouer, mais… c’était bel et bien les cas. Cette chose l’avait investi, son cœur battait, il pouvait le sentir, c’était une sensation… étrange au-delà de l’agréable et du désagréable. Ce bras n’en avait d’humain que sa forme. Et il se doutait bien que, tôt ou tard, les choses seraient bien différentes.
Mais le russe n’avait pas peur, il était déterminé à prendre le dessus sur cette chose. C’est ce qu’Ivan devait souhaiter. Il l’espérait tous du moins… Ce bras n’était que sa seule chance de pouvoir être encore utile en ce monde. Il ne voulait plus revivre ce qu’il avait vécu à la perte de son œil.
Mais, revenons à la jeune femme. Presque horrifié, elle recula de deux pas avant de saisir le téléphone du bureau. Sa main était tremblante, la sueur perlait sur son visage. De toute évidence, elle avait peur. Mais peur de quoi, de lui ? Ou de celui qu’elle allait appeler ?

« -Restez ici je… vais exposer votre cas à la direction. »


Et c’est ainsi qu’il se retrouva dans cette pièce. Vide de meubles, à l’éclairage tamisé. Nikolaï était assis sur l’unique chaise. Centre de toutes les attentions, il les fixait. Le regard sans émotions, faisant face à trois hommes. Deux baraqués certainement pas en tenue de civil, et un plus… ordinaire. C’était d’ailleurs celui-là qui l’interrogeait. Un scientifique, de toute évidence.

« -Comment avez-vous entendu parler de nous ?

-Par des agents anti-bioterrorisme.

-Pourquoi voulez-vous nous rejoindre ?

-Je le veux. C’est tout. Je n’attends plus rien de l’humanité de toute façon.

-Savez-vous parler anglais ?

-Non.

-Au vu de votre tenue, j’imagine que vous n’avez aucune compétence dans le domaine scientifique ?

-Non.

-Donc, vous nous avez bien dit que vous étiez militaire… de l’expérience ?

-J’ai fait l’Amérique du sud, l’Afrique, la grande traque de Sibérie, j’ai travaillé plusieurs années dans l’armée de terre avant d’être envoyé dans la marine, dans les sous-marins. J’ai participé à Saint-Petersbourg et traversé tout Moscou.

-Je vois. Vous étiez l’un des hommes qui a été transporté sur cette ‘île’ ?

-Oui.

-…Bon, ça suffira pour le moment… je vais en informer mes supérieurs. »


En effet, Nikolaï n’avait jamais été un grand bavard. Il n’était pas non plus très doué pour les entretiens d’embauches. Après tout… il n’en avait presque jamais fait. A l’armée, il répondait du tac au tac. Une réponse courte, clair, précise. Et puis, les Russes ne sont pas connus pour tourner autour du pot.
Et ce fut comme ça, pendant les heures suivantes. Personne ne l’autorisa à sortir de cette pièce. On le cuisinait et le cuisinait. L’ex-militaire croyait ne plus en voir le bout. C’était presque comme s’il était prisonnier d’eux. Umbrella n’était pourtant pas violent à son égard, ce n’était pas une torture. Loin de là, ils essayaient juste de… déceler qui était vraiment cet homme qui tentait de les rejoindre. Après tout, la majorité de leurs hommes devait être des mercenaires payés grassement. Rare devait-être ceux qui se portaient volontaire, n’est-ce-pas ?
Devoir rester au sein de ses locaux lui donnait la gerbe. Dire qu’il était entrain de vendre son arme au diable… si son père voyait ça, il allait être encore renié à coup sûr.

C’est plus tard dans la journée, ou la soirée, le Russe n’en avait aucune idée, il n’y avait aucune fenêtre dans la pièce. Qu’un militaire ceint le voir, il ne portait pas un uniforme classique de l’armée, ses vêtements étaient entièrement noir, le logo de la firme, un parapluie vêtu de blanc et de rouge s’affichait fièrement à son torse. Les hommes se regardèrent en chien de faïence un bon moment avant qu’il ne brise de silence.

« -Nikolaï Mechtcherski, veuillez me suivre. Nous allons voir les termes de votre contrat. »


Le vert prit une longue inspiration, il était accepté. Aucun sourire ne se dessina pourtant de son visage, il n’y avait qu’une tension raidissant les muscles de son dos. De l’appréhension ? De la culpabilité ? Il n’en avait que faire. Plus maintenant. Il suivit ce militaire… jusqu’au tréfonds de l’enfer.

[…]

Le voilà, ayant troqué son uniforme kaki contre un noir d’ébène. Il avait gagné les sous-sols de ce laboratoire, découvrant avec stupeur la fourmilière que pouvait être ce bâtiment en apparence normale. Une main au visage, son œil fixait la table contre laquelle il était accoudé. Il repensait à ce que lui avait dit son ‘supérieur’. Qu’Umbrella ne puisse le garantir pour les risques à venir, le salaire colossal… et le fait qu’il ne sera jamais accepté tant qu’il ne commettra pas un acte prouvant qu’il est de leur côté.
Mais le problème était bien là. Un long silence avait pesé lorsqu’on lui a exposé le plan. Il ne pouvait plus reculer, il avait accepté malgré ses réticences. Ils allaient… mettre le chaos au sein du pays. La Russie n’allait pas bien. Elle avait essuyé en très peu de temps deux apocalypses. L’armée était débordée devant toute cette panique, tous ces blessés, tous ces morts et la contamination causée. La capitale était sans dessus dessous, des milliers de plantations, d’élevages abattus pour éviter tout risque sanitaire. Et pour la première fois, le pays acceptait de l’aide extérieur. De l’Amérique notamment. Ces foutus ‘ricains avaient déjà subi ce qu’ils étaient en train de subir, ils étaient bien plus préparés qu’eux. Une réunion médiatique était donc organisée dans une ville russe non loin de la capitale. Au programme, les chefs d’états des pays adjacent, Pologne, Ukraine, Chine, mais aussi les Américains et bien sûr l’actuel président Russe. Et il devait les tuer.
Certes, il ne sera pas tout seul, c’est une opération de groupe, un attentat criminel. Il était nécessaire à Umbrella de tirer profit de ce chaos. Et quoi de mieux que de briser une confiance déjà frêle ? Il allait… trahir son pays.

Un scientifique vînt à sa rencontre, le tirant de ses préoccupations. On lui somma de le suivre. Umbrella le prenait enfin en charge. Il allait devoir subir une batterie de test pour déterminait ce qu’il hébergeait. Il était toujours suivit à la trace par hommes armé, on ne lui faisait pas confiance, quoi de plus naturel ? Le scientifique l’entraîna dans une salle d’examen. On lui fit avant toutes choses une prise de sang sous les grognements du russe qui n’appréciait pas les aiguilles.
Ils voulaient faire un bilan avant d’entamer quoi que ce soit.

« -Alors ?

-Tous est en ordre pour la lignée des rouges et thrombocytaires, en revanche vous présentez une hyperéosinophilie à en battre des records. La présence de virus est négative.

-Hein ? En russe ça donne quoi ?

-C’est bien une infection parasitaire.

-Oh.

-Bien, nous allons maintenant procéder à des examens radiologiques complémentaires.

-Et pourquoi avoir fait la recherche de virus ? C’est évident que que j’ai un parasite, non ?

-Il se pourrait très bien que vous soyez en train de muter ou alors que vous auriez une résistance naturelle à l’un des virus.

-Et alors ?

-Vous n’avez rien, vous mourrez au premier virus qui vous infecte.

-…

-Rassurez-vous, c’est normal, vous faite partie des 99% de la population mondiale. Ce sont juste… les hasards de la génétique et le terrain familial. »


Nikolaï fronça les sourcils, il ne comprenait strictement rien à ce merdier. Mais autant laisser faire les professionnels. Pff. Comment ça il était banal ? Les Mechtcherski sont de fiers russes ! Pas des fragiles ! Le voilà vexé.

« -On va faire une échographie.

-Quoi ? Mais… j’suis pas une femme enceinte putain !

-Haha. Comme si ce n’était réservé qu’à ça. Il est nécessaire pour moi d’observer au mieux le parasite localement avant d’aller plus en… profondeur.

- ?? »


Le verre, toujours assit dans un fauteuil de prélèvement roula des yeux, génial. Voilà qu’il subissait le même traitement que les femmes enceintes. Il releva de nouveau la manche, laissant le scientifique appliquer un gel sur sa peau, au niveau du bras. Ses yeux étaient rivés sur l’écran, il allait enfin pouvoir le voir. Cette chose dégoutante qui le rebutait. Le sondeur se colla à sa peau, il put enfin observer une image.
Son œil s’écarquilla. « -Le voilà. Il est magnifique. » Logé dans son biceps il y avait… un genre d’araignée, il en eut le souffle coupé. Elle était énorme, bien plus qu’il ne l’avait imaginé. Ses paires pattes s’agrippaient fermement à ses muscles. Pourtant… il ne les sentait pas. Elle avait des genres de tentacules à l’avant planté dans sa chair et sa longue queue s’enroulait autours de son bras. Il déglutit. On pouvait voir les battements de son cœur, tambouriner à rythme régulier. C’est maintenant, qu’il réalisa vraiment ce qu’était ce parasite. Le voir ainsi vivre. Il ‘n’aurait jamais imaginé cela. Le russe se tenta à une expérience. De son autre main, il vain titillé du doigt là où devait se trouver le parasite. Il put voir sa réaction en directe, son petit cœur s’accéléra et il sentit la désagréable sensation de sa queue frétiller.

« -Je ne le… pensais pas si gros.

-C’est encore un juvénile pourtant.

-Quoi ?! Ce truc va encore grossir ?!

-Pas si vous prenez le traitement adapté. Là, regardez il a presque remplacé votre muscle, c’est fascinant. C’est comme si vous étiez en symbiose. Vous avez été infecté depuis combien de temps ?

-… Depuis Moscou, je dirais une bonne grosse semaine ?

-Intéressant, il aurait déjà dû être à terme. Je vais vous faire passer des radios. »


Donc… il aurait déjà dû être mort. Ce truc ce développait plus vite qu’il  le pensait… Ce parasite était une machine à tuer.
Nikolaï passa donc dans tout un tas de machines plus perfectionnées les unes que les autres. Il n’aimait pas cela, il avait l’impression de n’être qu’un… vulgaire rat de laboratoire. On l’étudiait sous toutes les coutures. Le scientifique finissait par observer les radios, devant un œil curieux de Nikolaï, il voulait également les voir. Voir de ce qu’il en retournait.

« -Votre foie est en piètre état… vous risquez la cirrhose vous savez ?

-Ouai ouai, on me l’a déjà dit. Allez, faite voir ! »


Le scientifique s’exécuta, lui passant les feuilles de radio. Le russe les mit à la lumière, pour mieux voir. Il ne comprenait foutrement rien, hormis que son foie avait en effet, l’air mal en point par rapport aux autres organes. Le scientifique lui pointa du doigt une trainée claire.

« -Là, vous voyez, cela vient parasite, vous êtes l’hôte de ce que l’on appel un plagua, ils synthétisent des fibres nerveuses c’est ce que vous voyez. C’est apparemment elles qui vous permettent de pouvoir mouvoir votre bras.

-C’est vrai que… lorsque je l’ai blessé une fois, je ne pouvais plus le bouger ensuite.

-Hm, je ne pense plus que ça pourrait arriver, vous aviez dû le blesser lorsqu’il venait à peine de les faires. Ils tapissent désormais tous votre bras. Regardez, ils ont atteint la colonne vertébrale et commence à s’infiltrer entre vos disques. Si le parasite parvient à prendre le contrôle jusque-là, vous êtes fichu. Mais… ça m’étonne, il aurait déjà dû y arriver, même en n’ayant pu se loger au bon endroit. Maintenant que j’y pense… vous deviez beaucoup boire non ?

-… oui plutôt beaucoup.
-Un fort taux d’alcool dans le sang a dû le gêner.

-Je vois… »

Maintenant qu’il y pensait, le scientifique n’était pas si con que ça d’émettre cette hypothèse. Car ce n’est que lorsqu’il avait arrêté de boire que les premiers signes étaient apparu. Etait-ce cela qui avait entraîné son retard de croissance ? Si oui, la vodka l’avait sauvé ! Nikolaï tira un petit sourire en se disant que finalement, le sevrage, c’est pour les tapettes. Et puis le manque le foutait d’humeur massacrante.
Il s‘installa ainsi au côté du scientifique qui lui expliqua nombre de choses sur ces créatures. Le russe écoutait attentivement, avec intérêt presque, après tout… il allait devoir cohabiter avec cette créature en lui. Il trouva intéressant le fait que cette créature n’avait pu s’immiscer à temps dans sa cage thoracique. Ses énormes blessures à son bras avait enrayé la progression de l’œuf qui avait été contraint d’éclore dans les tissus de son bras. Le parasite se retrouvait donc ainsi bloqué, bien trop gros pour passer dans sa circulation sanguine. En gros : La perte de son bras lui avait sauvé la vie. Tout simplement.
Il découvrit également qu’il n’avait pas été le seul dans son cas, un certain Krauser avait été un cas similaire au sien. Apparemment, il est mort. Rassurant. Le vert écarquilla les yeux lorsqu’il apprit qui l’avait tué, Leon S. Kennedy… il avait déjà vu ce type avant, ils s’étaient même entraidés à l’époque pour survivre dans cette île infernale. Il n’avait pas pris de nouvelle d’eux après.

Nikolaï prit une boite de pilules que lui tendit le scientifique. Il devait en prendre une fois tous les jours pour commencer, plus si nécessaire. Le traitement était à vie, ce qui le fit râler quelque peu, mais il n’avait de toute façons pas le choix. C’était ça ou… se transformer en une bête qui n’avait plus rien d’humaine. Et il ne pourrait mener à bien son objectif dans cet état-là.
L’ex-militaire continua de se renseigner, bien après ses ‘analyses’. Il consultait chaque pages, unes par unes, son œil se baladait entre chaque lignes, détaillait chaque photos prises, dans un silence pesant. Tous ce qu’il apprenait était… terrifiant et fascinent à la fois. C’est comme s’il découvrait un nouveau moindre, ces gens étaient tous des tarés. La population n’était même pas aux courants ! Les gouvernements étouffaient toutes ces affaires pour éviter les mouvements de paniques.
Il se renseigna sur cette secte espagnole, sur les effets du plaguas, les types de plaguas existants. Apparemment, ce parasite lui confèrerait les capacités d’un surhomme…. Vraiment ?  C’était difficile à croire. Mais, il sentait plus vigoureux depuis un temps, c’est vrai. Enfin, c’était peut-être l’espoir de le retrouver qui lui faisait ça…
Il ne dormit pas de la nuit.

[…]
La réunion des chefs d’état étaient prévue la semaine prochaine. Nikolaï n’était pas impatient d’y arriver. Et pourtant. On testa ses capacités, face à des zombies, face à… des gens.
Il tua ces personnes. Comme il l’avait déjà fait, mais cette fois-ci, ce n’était pas pour son pays, ces gens n’avaient rien fait de mal non plus. C’était des innocents. Le Russe n’y allait pourtant pas par quatre chemins quand il s’agissait de violence, mais là, il dû prendre sur lui. Umbrella le testait, la firme ne prenait que les meilleurs, les plus loyaux, les moins… humains ? Dès le départ, l’ex-militaire savait ce qu’il fallait faire, refermer son esprit, visualiser son objectif final et ne pas s’encombrer de sentiment tel que les remords. Surtout lorsque l’on a entre ses mains le cou d’un enfant, d’une expérience raté, entendre ses cris de peur, de détresse, de douleur. Ne pas se laisser envahir par ce sentiment de puissance. Ne pas céder, rester soi-même. Ne pas devenir un monstre comme eux.
Ces jours-ci lui permirent de se remettre en question. D’en apprendre plus sur lui. Sa détermination pour retrouver Ivan n’avait pas fléchit. Mais… avait-t’il fait le bon choix ? Sans doute. Il serait mort s’il n’avait pas pu avoir ces cachets. Et le BSAA ne l’aurait certainement pas aidé, ils l’auraient foutu dans une cage… non, il lui aurait imputé le bras. Alors qu’Umbrella… il fut agréablement surpris de ne pas avoir servi de cobaye. Après tout… ils devaient déjà en avoir assez, non ? Le fait qu’il soit doté de cette « chose » semblait même être un avantage. Et, bien qu’il ne soit pas encore considéré comme l’un des leurs, le Russe avait pu percevoir une camaraderie chez les mercenaires, similaire aux soldats. Ils n’étaient pas tous des… psychopathes, certes il y en avait, mais… certain avait une famille, d’autres, préféré ne pas en avoir, la plupart étaient intimement convaincus que les agissements d’Umbrella seraient bénéfique pour l’humanité… Sérieusement ? Pour le vert qui détestait Umbrella, c’était incompréhensible.
Cette semaine lui permit également de mieux comprendre le parasite, son comportement, ce que celui-ci lui offrait en échange de son corps. Après tout, le but d’un parasite n’est pas de tuer son hôte, bien au contraire. Son corps était devenu plus… vigoureux, il pouvait désormais atteindre des endroits qu’un humain normal ne pouvait pas, il avec plus de force dans les jambes, dans ce bras. Cette puissance acquise en si peu de temps… c’était fou. Tellement fou, qu’il se surprit à ne plus détester ce parasite. A se complaire dans sa situation. C’était… un cadeau d’Ivan, son dernier cadeau, histoire de lui dire « survit encore un peu ». Une chance de le retrouver, une nouvelle chance dans la vie. Oh et il s’était d’ailleurs remit à boire. Il n’avait pas pu résister et qu’importe si cet organisme n’aimait pas cela. Il avait infecté un Russe ! Il allait devoir s’habituer à la vodka !
Commençait-il à s’habituer à… vivre auprès d’Umbrella ? A l’accepter ? Bien sûr que non ! PFF.

[…]

La foule se pressait, les flash fusaient dans tous les sens, les journalistes étaient à l’affut. Tout le monde entier était en effervescence devant ce qui serait retranscrit en directe. Les chefs d’états montaient sur l’estrade. Ayant préparé leurs discours après un vif débat dont les civils n’en connaissaient pas la teneur. L’avenir de la Russie allait en dépendre, l’avenir de ses voisins, l’avenir du monde entier. Mais alors que la sécurité était à son maximum, personne ne pouvait s’attendre à ce qui allait se produire. Il était temps. Temps pour le soldat Nikolaï Mechtcherski actuel de laisser sa place à un nouveau, prouver sa valeur auprès d’Umbrella.
Le vert se trouvait là, sur le toit d’un immeuble bien loin de la cohue et de ces affaires politiques. Il observait la scène, d’un air désolé envers son pays. Ce serait aujourd’hui qu’il… reniait ce pour quoi il s’était battu toute sa vie. Il prit une inspiration, serra un peu plus son fusil reculent de deux pas. Il n’était pas seul. Une escouade d’Umbrella était ici, avec lui pour mettre à bien ce plan. Il jeta un coup d’œil vers eux. La tenue d’Umbrella, leurs masques à gaz l’empêchait de voir leurs visages, ça les rendait inhumain. Mais il savait qu’il se cachait des personnes derrière. Des personnes avec lesquelles, il avait commencé à sympathiser. Des futurs « camarades ». L’un d’eux posa sa mains sur son épaule.

« -Bah alors le bleu, on hésite ?

-Tss. Qu’est-ce que tu racontes ? Va plutôt te placer derrière son fusil sniper au lieu de jacasser ! »


Le mercenaire lâcha un petit rire avant de s’installer. Nikolaï soupira, ils allaient s’en tenir au plan. Plan qui plongerait un peu plus le chaos dans ce pays déjà fragilisé, briser la confiance des autres, affirmer son pouvoir. Les autres snipers se plaçaient, pas lui, il n’avait jamais été très bon pour les tirs à longues distances de toute façon. Et dans une opération comme celle-ci, on n’a pas droit à l’erreur. Rien ne vaut une bonne mitraillette.
Il vérifia que le bâtiment était sécurisé, que personne n’allait les déranger. Il fallait attendre le bon moment, le moment où ces chefs d’états seront tous sur l’estrade, aux yeux du monde entier. Ou la terreur serait maximale.

Les coups de feux retentirent, Nikolaï resta droit, l’hymne russe en tête, il retira son masque qu’il accrocha à sa ceinture. Tel un deuil silencieux. Hors de question de se cacher le visage tout en assistant à un tel… spectacle. Une horreur pour une personne aussi patriotique que lui. C’était un moment grave pour la Russie. Il en était témoin et acteur.
L’un des premiers chez d’état tomba, l’ukrainien, puis l’américain, la panique gagna la foule. Des cris stridents retentirent et toute la scène fut rapidement évacuée. Les gens se bousculaient comme des animaux pris au piège, ceux qui avaient le malheur de tomber se faisaient piétiner sans état d’âme.
Des tirent commencèrent à fuser dans leurs sens, pas étonnant, ils savaient qu’à cette distance rien ne servait de se cacher. Surtout en Russie. Nikolaï braqua son arme, lui et ses collègues reculèrent pour se mettre à couvert. Pour le moment du moins. Ils durent tenir quelques minutes avant qu’un bruit salvateur ne les rassure. Des bruits d’hélicoptères se firent rapidement entendre. Ils étaient sauvés. L’engin se posa habilement sur le toit alors que les hommes montaient, mais il dû décoller aussitôt, Nikolaï qui n’avait pas eu le temps de monter sauter vers la main tendu d’un de ses collègues qui le hissa jusqu’en haut.

« -On ne laisse aucun soldat derrière !

-Merci j’ten doit une. »


Un sourire le traversa, heureux de pouvoir compter sur ses collègues. Il monta sans difficulté à l’aide de ses muscles et se plaça sur le côté droit de l’hélicoptère pour assurer sa sécurité et tirer sur des menaces éventuelles.
La hauteur ne l’impressionnait pas, pas plus que d’être balloté dans tous les sens il était militaire après tout. Et le pilote faisait de son mieux. Ils n’auraient jamais pu s’enfuir ainsi si cette réunion s’était passé à Moscou, les défenses anti-aérienne se faisait bien plus rare à l’intérieur des terres et Nikolaï le savait. Cependant, rien ne garantissaient qu’ils allaient en ressortirent vivant. Il avait déjà eu l’agréable surprise de constater que la firme au parapluie avait tenu ses engagements et que l’hélicoptère était bien venu. Elle semblait être réglo sur ce point-là.

Tandis que les balles fusaient, se fichait dans la coque de l’hélico, il fut touché. Au bras gauche, son bras parasité. Il serra les dents et eut carrément peur lorsque de fines tentacules sortirent de sa peau meurtrit tous en faisant un bruit qui n’était pas humain du tout. L’adrénaline mêlée à la douleur  l’enragea et il tira une rafale de balles sur les personnes armées en bas et la foule y comprit. Sans état d’âme. Chose qui, ne lui ressemblait pas. Mais honnêtement, dans l’action, il ne releva pas ce fait.
L’hélicoptère réussit tout de même à s’en tirer non sans mal, un avion ennemi abattu au passage. Il se posa dans un endroit désert et… ce fut ainsi qu’il rentrèrent chez « eux ». Chez lui, chez Umbrella. Nikolaï et ses collègues fêtèrent leurs réussites à grande coup de vodka, d’une promotion et de rire. Il oublia un instant son mal être.

[…]

Flash spécial ; Interpole – Un des nombreux terroristes a été identifié. Nikolaï Mechtcherski ancien militaire Russe est recherché activement dans toute la Russie.

[…]

Le sang coulait au même rythme que l’eau rejoignant dans le siphon. Le Russe serra les dents. Ses doigts, en sang, arrachaient les bandages qui avaient été posés sur son bras gauche après s’être fait soigné. Ses ongles rouvraient ses plaies, ses dents mordaient ses lèvres jusqu’au sang. Son œil se leva vers le miroir. Accusateur, coupable. Ce visage… c’était le visage d’un meurtrier. Cet œil, il voulait le crever. Il n’était plus digne de se considérer comme Russe désormais. Il se rappelait de chaque instant, de son doigt ayant pressé la détente. De ce sourire qui avait étiré ses lèvres à ce moment-là. Son cœur se mit à battre plus fort alors qu’il se revoyait, demander à rejoindre Umbrella.
Un Mechtcherski est fier, un Mechtcherski aime son pays, un Mechtcherski ne trahit jamais sa famille. Le voilà devenu un tueur doublé d’un traitre et sodomite de surcroit. Qu’est-ce que dirait son père, hein ? Un petit rire le traversa. Son père n’avait même pas daigné de l’appeler de toutes façons. Il l’avait déjà renié lorsqu’il avait appris qu’il était avec Ivan il y a des années de cela.
Son rire s’intensifia. Ivan… où était-il ? Il n’en savait foutrement rien. Ha ! Le voilà, après dix ans de vie commune qu’il le poursuit comme un chien aux bottes de son maitre. Et pourtant… il espère toujours, il ne regrette pas. Toujours déterminé à le retrouver, faire la lumière sur ses dires à Moscou, le remercier.  Le ramener chez eux à Aleksandrovskaya. L’obstination à l’était pure. Connerie.
Umbrella allait l’aider. Umbrella ne s’était pas montré si mauvais que ça au final, hormis ses actions… la vie au sein de l’organisation n’était pas si terrible. Ils étaient bien au dessus de ces chiens américains du BSAA. Il pouvait bien le supporter encore un peu. Sauver Ivan et se rendre aux autorités par la suite. Jamais il ne vivra en criminel. Jamais.

[…]

Les plaguas, des êtres si fascinants. Si mystérieux. Il afficha un sourire en observant une genre d’araignée en cage. Il rumina quelque peu en repensant à l’autre jour où ses camarades s’étaient amusés avec un sifflet pour chien sur lui. Les plaguas communiquaient via des ultrasons et pouvaient se faire contrôler par ce biais. Heureusement qu’il s’agissait de fréquence complexes, mais ça lui avait tout de même foutu un sale mal de crane. Bandes de batards… il se mit à rire.
Un bon bout de temps avait passé depuis qu’il était devenu ennemi publique de son pays. Il était désormais totalement intégré à Umbrella. Il était monté en grade de par ses aptitudes au sein de son unité. Parmis l’USF, USS et UBCS il faisait partie de cette dernière bien que ses supérieurs comptaient l’intégrer à l’USS, il devrait alors partir pour une destination top secrète afin de recevoir l’entrainement qu’il lui est dû.
Il aurait préféré resté en Russie, il se sentait chez lui, mais comptait se plier aux ordres.
Et puis…

« -Cette garce va tout changer, c’est moi qui vous l’dit !

-T’en sait rien, ça se trouve elle y arrivera très bien !

-Pff, c’est une femme. On est foutu. »


Nikolaï roula des yeux, l’annonce avait fait l’effet d’une bombe. Ils changeaient de chefs. Umbrella était tombé dans les griffes d’une certaine Alma Khai. Par la force. C’était une infectée, ancienne expérience de ce qu’il avait pu entendre. L’avenir était incertain. Et ça en foutait un coup au russe. Il ne souhaitait pas qu’Umbrella change, la firme était très bien comme ça. Il s’y sentait bien, souhaitait qu’elle grandisse encore et encore.
Son parasite n’était pas si mal que ça au final. Et il avait bien vu les capacités de ses camarades. Des sur-hommes. Voilà qui en extasierait plus d’un, surtout les gouvernements. Mettre fin aux maladies… mettre fin aux guerres en prenant possession du monde. Les hommes sont des créatures faibles, face à n’importes quels prédateurs. Mais avec tout ça, c’est fini.
Umbrella… est l’avenir.

[A suivre]


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MessageSujet: Re: Sacrifice. [RP SOLO] Lun 28 Déc - 5:05

Sacrifice.
Partie 4



/ !\ Note : Les paroles en anglais seront en italique.


Le canon de l’arme à feu s’enfonça un peu plus dans la gorge du malheureux, un bruit sourd, le sens empourpra la neige et les bottes noires d’un russe visiblement mécontent. Il se redressa et prit un peu de neige entre ses gants pour nettoyer sa botte. Il lâcha un juron marmonnant tout bas.

« -Pff foutu inuit, il me pourrit mes fringues avec son sang.

-Nikolaï… t’es con, on est au pôle sud ça peu pas être des inuits, ils viennent de la base de recherche…

-GrrrgGrrrr. Ta gueule. Ca être pareil.

-Hahah ! Il s’améliorera jamais ?

-J’ai bien peur que non… foutu russe j’vous jure. Il a retenu que les insultes je crois.

-MERDE !

-Brr. Il me ferait froid dans le dos s’il ne faisait pas déjà -40… comment tu fais pour supporter ça aussi bien ?

-Moi être russe.

-Ouai ça on avait compris, j’oubliais que vous naissiez dans des igloos haha !

-@% #$*& !!
-C’était du russe cette merde ?

-Non j’crois qu’il barragouine tout seul…  
»


Nikolaï frappa l’épaule de l’un de ses camarades. Bordel, depuis qu’il était ici on se foutait de son acens et sa manière de faire. Oh, wait. Ca faisait plusieurs mois qu’il y était. Il se souvient encore des mots de son professeur d’anglais ici. « -Je… je suis sans voix… de toute ma carrière je n’ai jamais croisé quelqu’un d’aussi… impressionnant que vous. Vous êtes vraiment mauvais en anglais. » En même temps, il n’avait pas tort. Entre son acens à couper au couteau et le fait qu’il n’apprécie pas cette langue. Il donna encore un coup de pied faisant voler le cadavre plus loin et lâcha un petit rire avant de rentrer à la base.

L’antarctique. Voilà un petit moment qu’il y était. Il avait désormais rejoint l’U.S.S. Une promotion en somme. Bien que la base russe lui manque quelque peu, il s’était rapidement fait de nouveau camarade. Ils venaient d’un peu tous les pays, ne pouvant communiquer que par l’anglais, mais ils étaient tous aussi soudé que dans leurs sections respectives. Et il le faut. L’entrainement y était particulièrement rude, certain craignaient énormément le froid comme ceux qui venait d’Afrique ou encore des pays orientaux. Pour Nikolaï, ça allait quand la température ne descendait pas en dessous des -50. Ça lui rappelait la Sibérie de chez lui. Mais quand on atteint les -90… mieux vaut ne pas sortir.

Ils rentrèrent donc à la base où Nikolaï eut le plaisir d’enlever tout le sang qui l’avait taché. Autant l’hémoglobine ne le dérangeait pas, ou plus. Autant il ne souhaitait pas que ça sèche. C’est une vraie plaie pour faire partir ça et ça ne fait pas très présentable. De plus, une grande annonce allait être fête de la part de leur présidente. Sur le futur d’Umbrella, ou plutôt de l’empire comme cela s’appelle désormais.
Une chose est sûre, l’arrivée de cette femme avait chamboulé la frime au parapluie. Beaucoup était contre, mais certain était pour. Dans tous les cas, ils s’étaient tous d’accord pour dire qu’elle régnait par la peur. Nikolaï ne l’avait jamais rencontré personnellement, il en avait juste vu des vidéos, mais les rumeurs ne trompaient pas. Elles allaient toutes dans le même sens. Elle était décrite comme particulièrement… dangereuse. Capable de tuer en un rien de temps pour X ou Y raison et sans état d’âme.
De ce qu’il en pensait ? Boarf, les dirigeants d’Umbrella n’ont jamais été des agneaux de toute façon. Mais elle, elle semblait enfin faire bouger les choses. Bon point, même si c’est une femme.

[…]

La guerre, guerre contre NeoWolf, guerre contre le monde entier. Il était désormais devenu un agent expérimenté. Son entrainement en antarctique avait fait de lui un vrai guerrier, sans peur, sans pitié, il ne sourcillait même plus devant les ABO aussi monstrueuses les unes que les autres. Il avait tué des centaines de personnes, qu’elles soient innocentes ou non. Il s’était fait une jolie réputation au sein de l’ordre et avait même pu rencontrer la légende vivant qu’est Hunk ou ‘Mr.Death’ si c’est pour dire. C’est lui qui avait mené un autre attentat, tirer des missiles depuis une base russe afin d’infecté une partie du monde. Il participa également à cette traque contre Neowolf, qui avait osé se mettre en travers de leur route.
Cette guerre il l’a mena jusqu’au fin fond des laboratoires de NeoWolf. Mais cette fois-ci, son objectif avait changé. Certes, le russe voulait toujours revoir Ivan, mais… désormais il voulait se battre pour une autre cause, SA nouvelle cause. Umbrella ou « l’empire ». Il vivait complètement pour la firme. Il vivait avec au quotidien, il n’avait plus revu ni contacté sa famille. A quoi bon de toutes façons ? Son visage était désormais connu de tous, il se ferait rejeter. Encore une fois.
Mais il s’en foutait. Plus il se rapprochait de NeoWolf, plus il se rapprochait d’Ivan. Il avait pu d’ailleurs glaner quelques informations sur son amant. Et ça lui fit un choc. Celui de savoir qu’il travaillait depuis bien longtemps pour eux. Ce fameux métier que le blond lui cachait. Non, il n’avait pas été enlevé. Oui, il travaillait pour eux de son plein gré. En tant que bactériologiste. Ses recherches étaient top-secrète si bien qu’il ne connaissait pas le fin mot de cette histoire.
Ce fut lors d’un raide. Que le mystère s’éclaircit.

[…]

Dans les sombres locaux de Neowolf, entre coups de feu, cris et explosion, Nikolaï tenait en joug un homme. Son arme entre ses mains ne bronchait pas. Son œil, dur, toisait l’homme du regard. Un homme qu’il connaissait très bien. Ses cheveux blonds, peigné avec soin, son costume noir taillé sur mesure et une blouse blanche par-dessus ses vêtements. Lui aussi tenait une arme, braqué droit vers Nikolaï. Autrefois, il lui aurait sauté dessus. Désormais, il préférait garder ses distances, mais il n’en ressentait pas moins pour son homme.

« -Comme on s’retrouve… Ivan.

-Nikolaï. Je ne t’avais pas revu depuis ta fabuleuse apparition dans les journaux… Ça m’a fait un choc. Alors, on est passé chez l’ennemi ?

-Pose cette arme Ivan. Ou je te tire dessus.

-Tu n’oseras pas.

-Mph. »


Le blond lui fit un sourire. Il le connaissait trop bien. Trop bien pour savoir que le vert était incapable de lui tirer dessus. Car au final, au fond, l’ancien Nikolaï était toujours là. Quoi que. Son attitude avait changé, il restait impassible. Jusqu’au moment, où il tira, à côté. Pour augmenter la pression.

« -Je sais que tu as des données avec toi. Viens, rejoins l’empire. Neowolf est foutu.

-Je ne t’ai pas demandé quoi que ce soit à Moscou et tu reviens me faire chier ? Laisse-moi partir, Nikolaï. Je ne te donnerais pas ces informations. C’est ceux sur quoi je travaille durant des années. Tu ne les auras pas.

-Ha ! Si tu crois que je vais te laisser filer. Je t’ai assez cherché comme ça. Oh et merci pour Moscou, ça m’a pas mal fait ouvrir les yeux !

-Je vois ça. Nous aurions pu bien nous entendre dans d’autres circonstances, pour le moment… »


Une grenade flash explosa sans crier gars, aveuglant temporairement le russe qui poussa un juron et la gâchette par réflexe. Il rouvrit les yeux, cria le nom d’Ivan, mais…lui et son travail… avait disparu. Pouf, complètement. Il avait quitté le navire avec de nombreux autres scientifiques certainement de peur d’être tué.
Nikolaï était une fois de plus… seul. Mais le russe n’en voulait pas au blond de lui avoir mentit toutes ces années. Oh, il l’aurait certainement étranglé à l’époque. L’époque où il ne comprenait pas cette cause. Cette épopée utopique que poursuivent Umbrella et Neowolf. Mais maintenant… tout était clair. Il était partit pour ne pas lui causer de peine, il lui avait introduit ce parasite pour le hisser au-dessus des hommes. Comme toujours, le blond était remplit de bonne intention… si seulement il pourrait le revoir.

[…]

Les choses s’enchainèrent pour le russe qui se retrouva rapidement au-devant de la scène. Son ascension fut progressive. Grâce à ses choix, ses exploits, ses façons de faire. Brutale, sans détour, mais aussi à sa générosité envers ses hommes, ses camarades. Qu’importe la quantité de sang ennemi ou innocent qui coule tant que la mission est menée à bien. Voilà sa façon de faire. Mais le russe répétait souvent « -Left no man behind » la cohésion de groupe était primordiale et c’est de vraie troupe qu’il souda. Lui, ancien soldat qui n’aurait pour rien au monde souhaité de diriger des hommes. Il était devenu un leader. Un leader dans cette guerre contre le monde. Un leader faisant couler des torrents de sang. Un leader qui ne passa pas inaperçu aux yeux de l’impératrice.

Lorsqu’il la vue pour la première fois. Un frisson le parcouru. Quelque chose qu’il n’avait pas ressenti depuis bien longtemps. L’impression d’être une proie face à son prédateur. Cette femme était comme dans les descriptions, terrifiante. Mais ce fut un grand honneur pour lui de devenir l’un des plus puissants de l’empire et de pouvoir s’occuper de son pays. Sa mère partie, la Russie.

Moscou fut choisi, des murs s’érigèrent. Rampart contre l’extérieur. Des milliers de russes se retrouvèrent sous le joug de cet homme. Les débuts fut brutale, il instaurât un régime des plus strictes, matant la foule par la force, par le sang. Mais une fois que tout fut en place, que tous fut construit. Cette poigne de fer se desserra, laissant à ses civils goûter au fruit d’une douce liberté, encadré.

Vu comme un tyran ou un homme généreux, Nikolaï n’a que faire de cela. Sa ville est rapidement devenu l’utopie militaire qu’il souhaitait, se remémorant les grands défilé du régime soviétique. Ses victoires notamment.
[Plus d’information ici.]

Il finit par mettre la main sur son père. Celui-ci s’était montré délibérément à l’empire dans le but de lui casser la gueule. Il le fit rentrer de force, l’enferma dans ses appartements hors des dangers que peut constituer la vie de survivant. La famine notamment. Il lui offrit un statut spécial, lui donna tous ce qu’il pouvait réclamer. Et pourtant, la relation entre les deux hommes n’avaient jamais été aussi mauvaise.

[…]

Baal parcourrait les couloirs de son palais. Il siégeait désormais au Kremlin centre de la citée, regroupant tout le pouvoir de la ville. Aujourd’hui était un jour spécial. Les soldats étaient en effervescences. Tout cela avait minutieusement été préparé. Styx attendait une invitée. Une invitée de marque aujourd’hui. L’impératrice en personne. Tout devait être parfait.
Il était vêtu de son plus bel uniforme, ses cheveux toujours verts, tirés en arrière avec soin. Il marchait d’un pas régulier, la tête haute, les mains dans son dos, parfaitement calme bien qu’à l’intérieur, il était particulièrement stressé de devoir gérer tous cela. L’impératrice serait capable de le tuer si la moindre chose allait de travers. Et étrangement… le russe n’avait point envie de finir ainsi. Il rendit une dernière visite à son père avant son arrivée.

Il ouvrit la porte, avec douceur, laissant apparaître son somptueux apparemment. Il soupira voyant que son père ne lui offrit pas un mot. Son fauteuil roulant était tourné vers la bais vitrée, on ne pouvait pas voir son visage. Il avait laissé la radio en fond, elle passait bien évidemment des fréquences de l’empire.
Il s’avança, silencieusement vers celle-ci pour l’éteindre. Son œil se posa sur les médicaments de son père, il ouvrit la boite, constatent qu’elle était pleine. Un nouveau soupire passa la barrière de ses lèvres.

« -Papa, tu as encore arrêté tes médicaments ? »


Son regard se posa sur le fauteuil roulant, Monsieur.Mechtcherski ne daigna pas de tourner la tête. Ce n’était pas la première fois qu’il lui faisait le coup, et à force de jouer avec son corps, sa santé avait drastiquement chutée. Il était désormais trop faible pour se mouvoir correctement, d’où le fauteuil. Cette vision brisait le cœur de son fils. C’était tout juste horrible à voir. Pire que les atrocités qu’il commet. L’était de son père se dégradait de semaines en semaines et le forcer à prendre ses traitements l’épuisait moralement.
Il s’approcha.

« -Reprend-les tu vas mal en ce moment.

-Je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi. Petite sodomite. Tu n’es plus mon fils et encore moins mon dirigeant.

-Tss… arrête avec ça papa. Tu sais très bien que ma ville est vivable ! Regarde-les à Phobia ! Tous réduit en esclavage !

-Ca n’excuse pas ce que tu as fait Nikolaï. Tu n’es plus un Russe. Tu as trahit ton pays et tu l’as mené au chaos.

-Tu ne comprends pas… au contraire ! La vie repart, plus forte qu’elle ne l’était avant… c’est un nouvel espoir pour l’humanité qui se dessine à l’horizon ! Alors fait moi plaisir, prend tes cachets et tu pourras ainsi constater mes dires.

-Je préfère me laisser crever que d’assister à votre folie. J’aurais jamais dû te faire petit con. Ni t’envoyer à l’armée, t’avais qu’à crever dans un caniveau ça aurait été mieux pour nous tous.

-Pour que je tourne mal, c’est ça ?!
-Oh, mais t’as déjà tourné mal petite sodomite ! Je savais que cette blondasse écervelée ne t’apporterait rien de bon. Va donc te faire prendre ailleurs et laisse-moi crever en paix. J’ai assez vécu dans ce monde. Je préfère emporter mes souvenirs d’une VRAIE Russie avec moi.

-Je t’INTERDIS de mettre Ivan dans tout ça ! J’ai fait mon propre choix en m’engageant dans Umbrella ! Sans moi tu serais dehors dans le froid et la faim. RESPECTE un moi un peu !

-Du respect ? Qu’est-ce que le RESPECT ? Tu les respectes toutes ces femmes et enfants que tu as tués ? Hein ?

-Tu sais TRES BIEN que je ne fais pas de sacrifices inutiles papa. Je ne suis PAS un meurtrier !

-ET PUIS QUOI ENCORE ? ET MOI JE SUIS AMERICAIN PEUT-ETRE ?! JE- »


Nikolaï se précipita vers son père, prit d’une quinte de toux. Celui-ci respirait difficilement, du sang coulait de ses expectorations. Le militaire passa ses doigts dans son cou pour lui prendre le pouls et décida de lui ouvrir quelques boutons de chemises afin qu’il respire mieux.
Son visage se crispa, inquiet. Ses mains furent balayées d’un revers par le père.

« -Papa, tu vas bien ?

-NE ME TOUCHE PAS SUPPÔT DE SATAN.

-Papa tu devrais SÉRIEUSEMENT réfléchir à la proposition que je t’ai faite l’autre jour. ACCEPTE DE TE FAIRE INFESTER PAR UN PLAGUA. Il soutiendra les muscles de ton cœur ! Je ne veux pas que tu crève bêtement parce que MONSIEUR décide de ne plus prendre ses cachets ! Écoute-moi, écoute TON FILS !

-MON FILS ? JE N’AI PAS DE FILS ! SI J’EN AURAIS EUT UN IL SERAIT VENU NOUS CHERCHER A MOSCOU, IL NE SERAIT PAS PARTIT CHEZ UMBRELLA. OLGA EST MORTE PAR TA FAUTE !

-JE N’AI RIEN A VOIR AVEC LA MORT DE MAMAN ! ARRÊTE DE FAIRE TON GAMIN ET OBÉIT MOI UN PEU ! TU VAS PRENDRE TES MÉDICAMENTS OU JE T’ENFONCE UN PARASITE DANS LA GORGE TU M’AS BIEN COMPRIT ?

-ESSAI UN PEU PETIT CON ! JE VAIS TE CASSER EN DEUX MOI ! JE VEUX PAS DE TA MERDE, JE SUIS HUMAIN ET JE MOURRAIS EN HUMAIN TU M’ENTENDS ?!

-TU VEUX RESTER HUMAIN ? UNE RACE INFÉRIEUR ? CRÈVE COMME UN CHIEN DANS CE CAS ! MAIS NE VIENS PAS TE PLAINDRE DE TA FAIBLESSE !

-OUAI C’EST CA ! VA TE FAIRE CASSER LE CUL ET CIRER LES POMPES DE CETTE FEMME EN ROUGE ! C’EST TOI LE CHIEN DANS L’HISTOIRE !

- …………. CYKA ! »


C’est sur cette magnifique insulte russe que Nikolaï, rouge de rage se précipita vers la sortit. Son œil était révulsé, dans ces excès de colère, il pouvait devenir extrêmement violent et il était à deux doigts de frapper son père. S’il ne portait pas des gants et une veste, on aurait pu voir des veinules noires remonté le long de son corps partantes du bras gauche. Elles pointaient déjà le bout de leurs nez jusqu’en haut de sa clavicule, signe que la colère attisait le parasite en lui.
A peine sortit et alors qu’il fourrait sa main dans sa poche, cherchant sa boite de cachet, un subordonné eut le malheur de l’interrompre.

« -Commandant ! Vous devriez déjà être d- »


Le jeune homme se stoppa net, dos plaqué contre le mur avec 10 cm de couteau planté dans le ventre. Son regard emplit de peur et d’incompréhension trembla quelques secondes croisant l’œil furieux aux pupilles empourprées de son supérieur qui finit par le lâcher une main ensanglanter un petit sourire au visage. Le jeune homme tomba au sol, tenant sa blessure.

« -Va te soigner avant de tâcher la moquette. J’ai un rendez-vous important qui m’attend.

-O-oui commandant ! »



Fin


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J'ai finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit \o/




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